A l’aube des prochaines élections qui se tiendront en Suisse, les grands thèmes de la campagne ne sont quasiment pas abordés par les milieux politiques, ou alors uniquement de manière très superficielle. C’est le pur plaisir de faire du bruit qui prédomine, et non l’échange constructif d’arguments, comme l’affirme le Schauspielhaus de Zurich dans son annonce. L’adversaire politique devient l’ennemi, les individus prennent le pas sur les questions substantielles.
Qui porte la responsabilité de cette évolution? Les médias, les hommes politiques, les citoyens? Sommes-nous déjà arrivés au point où s’attendre à un débat approfondi est purement illusoire?