Le Fonds national suisse (FNS) s’engage à traduire dans les faits le principe de l’égalité entre femmes et hommes dans l’encouragement de la recherche. Les critères d’égalité se basent sur des lignes directrices.
Il a adopté une approche intégrée de l’égalité (gender mainstreaming), définie comme une tâche transversale à tous ses secteurs d’activités. Un service a été créé, qui coopère avec une commission pour l’égalité. Ce service vérifie la mise en application des mesures proposées par un groupe d’expertes (dans le rapport GRIPS Gender) et propose de nouvelles mesures.
L’égalité des chances, dans l’encouragement de la recherche comme ailleurs, concerne les deux sexes. C’est pourquoi le FNS s’engage par exemple à rendre compatibles carrière et famille en acceptant le travail à temps partiel des bénéficiaires de subsides. Toutefois, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour surmonter les inconvénients structurels pénalisant les chercheuses et pour garantir l’égalité des chances face aux ressources.
Le FNS s’efforce de remédier à la faible représentation des femmes dans l’encouragement de la recherche et au sein de ses organes décisionnels.
Une étude, intitulée "Sexes et encouragement de la recherche" (GEFO), menée d'octobre 2006 à juin 2008, a poursuivi deux objectifs:
- Quantifier les taux de perte spécifiques au sexe (leaky pipeline) durant la carrière scientifique et décrire les évolutions de carrière de la relève.
- Analyser l'importance des facteurs internes et externes à la science pour les taux de perte spécifiques au sexe. A ce titre, le rôle de la politique d’encouragement de la recherche du FNS a été particulièrement intéressant.