La présidence passe de Dieter Imboden à Martin Vetterli

12/12/2012

Une personnalité marquante du Fonds national suisse (FNS) quitte le de-vant de la scène: à la fin de cette année, Dieter Imboden passera le témoin de la présidence du Conseil de la recherche à Martin Vetterli de l'EPF Lausanne. Dieter Imboden s'est intensément engagé en faveur d'une recherche forte en Suisse et au-delà de nos frontières.

Lors de son élection à la présidence du Conseil national de la recherche du FNS en 2005, Dieter Imboden fut le premier physicien et chercheur EPF à être élu à ce poste. Outre les réformes internes nécessaires, il s'est dès le début particulièrement soucié de l'encouragement des jeunes chercheuses et chercheurs et de l'égalité des femmes et des hommes. De plus, son objectif déclaré consistait à positionner le FNS dans le domaine de la politique scientifique non seulement sur le plan national mais aussi au niveau européen (cf. "Dieter Imboden – une rétrospective").

A la fin 2012, après deux mandats de quatre ans, il transmettra la présidence du Conseil national de la recherche à Martin Vetterli, ingénieur à l'EPFL. "C'est avec une certaine mélancolie que je m'en vais car j'ai eu le plaisir de rencontrer nombre de personnes inspirées au travers de ma mission – mais j’ai également la certitude rassurante de transmettre mes fonctions à un excellent successeur", indique Dieter Imboden.

Martin Vetterli tiendra la barre dès 2013

Le Comité du Conseil de fondation du FNS a élu en mars dernier Martin Vetterli président du Conseil national de la recherche pour la période administrative 2013-2016. Cet ingénieur, professeur ordinaire en systèmes de communication, est doyen de la Faculté Informatique et Communications de l’EPFL.

Ayant été membre du Conseil suisse de la science et de la technologie et directeur fondateur d'un pôle de recherche national, il connaît particulièrement bien le FNS ainsi que la politique de recherche et des hautes écoles en Suisse. "Notre pays investit avec clairvoyance dans son avenir en soutenant une excellente recherche grâce au FNS. C'est un honneur pour moi d'être à la tête d'une institution d'une telle importance et d'une telle renommée", souligne Martin Vetterli, qui a reçu plusieurs distinctions nationales et internationales pour ses recherches dans les domaines de l'électrotechnique, des sciences de l’informatique et des mathématiques appliquées (cf. communiqué de presse du 02.03.2012).

Dieter Imboden – une rétrospective

Dieter Imboden a dirigé le Conseil national de la recherche de 2005 à 2012. Les réformes – qui ont permis au FNS de se préparer aux exigences futures – introduites au début de son mandat et mises en oeuvre avec succès sous sa présidence, comptent parmi les plus grands défis auxquels Dieter Imboden a dû faire face. "Eu égard à la formidable dynamique qui anime les systèmes de recherche nationaux et internationaux, les réformes font désormais partie du quotidien du FNS", estime le physicien de l'environnement. Par ailleurs, l'encouragement des jeunes chercheurs et l'égalité entre femmes et hommes ont tenu une place privilégiée au cours du mandat de Dieter Imboden. Il a notamment eu l'opportunité de démontrer son engagement en faveur de la relève scientifique lors de la manifestation organisée à l'occasion du soixantième anniversaire du FNS en janvier dernier. Sous son impulsion, le FNS a discuté avec les jeunes chercheuses et chercheurs et les responsables de la politique, des hautes écoles et de l'administration de la question "Encouragement de la relève: la Suisse en fait-elle assez?". De plus, en tant que président de la commission pour l'égalité du FNS, il s'est fait le représentant crédible des questions d'égalité au FNS et auprès du public.

Président fondateur de Science Europe

Pour terminer, il a fermement poursuivi son objectif déclaré visant à posi-tionner le FNS dans le domaine de la politique scientifique sur la scène européenne. En 2011, il fonde et préside Science Europe, la nouvelle organisation faîtière des organismes d'encouragement nationaux en Europe. Il s'est même engagé au-delà des frontières européennes en faveur de la fondation d'un Global Research Council en 2012. "Le rôle de pionnier que jouent les petits pays ne tient en rien au hasard. Un pays comme la Suisse est à même de sentir avant les grands pays la nécessité d'une coopération internationale", indique Dieter Imboden.

Contact

Division Communication
Martina Stofer
tél. +41 31 308 23 87
e-mail martina.stofer@snf.ch