Les premières bénéficiaires de PRIMA à un poste de professeure

29/01/2021

Porträtbilder: Camilla Jandus und Alba Grassi

Un subside PRIMA est un jalon non négligeable pour atteindre le professorat. La carrière des bénéficiaires Camilla Jandus et Alba Grassi en est le reflet puisque les deux scientifiques ont été nommées professeures.

Plus de femmes professeures dans les hautes écoles de Suisse – tel est l’objectif déclaré de PRIMA. Avec cet instrument, le FNS soutient des chercheuses remarquables qui démontrent un potentiel évident pour un tel poste. Le subside permet aux scientifiques de diriger un projet avec leur propre équipe dans une institution suisse.

Le FNS met les subsides PRIMA au concours depuis 2017. Il réagit ainsi à la forte sous-représentation des femmes dans les positions dirigeantes au sein des hautes écoles suisses. La moyenne nationale 2020 indique toujours que les femmes occupent un petit quart des postes de professeur·es. Pour la première fois l’an dernier, deux bénéficiaires de PRIMA ont franchi ce cap.

Moteur de la recherche sur le cancer

Cela fait déjà quelques années que Camilla Jandus bénéficie du soutien du FNS. En 2015, elle a reçu un subside Ambizione destiné à la relève scientifique, puis en 2019 un subside PRIMA. Ce dernier lui a servi de tremplin pour commencer une carrière indépendante. Elle occupe depuis le début 2020 un poste de professeure-assistante avec prétitularisation conditionnelle au Département de pathologie et d’immunologie de l’Université de Genève. Son conseil aux jeunes chercheuses : ne pas craindre de sortir des sentiers battus.

Dans ses recherches, elle analyse comment des populations de cellules immunitaires interagissent entre elles. Ses études ont amélioré la compréhension des réponses immunitaires contre le cancer et devraient contribuer dans un avenir proche à la mise au point de nouvelles immunothérapies pour les patient·es. Une telle perspective est primordiale pour la chercheuse : "La réalisation la plus importante de ma carrière est la prise de conscience que, par mon travail quotidien, je contribue au progrès des connaissances scientifiques qui sont, en fin de compte, à la base du développement de nouvelles thérapies."

Encouragement des femmes dans les disciplines STEM

Quant à Alba Grassi, elle a obtenu un subside PRIMA au début 2020. Active dans les disciplines STEM, où les femmes sont largement minoritaires, elle considère ce subside comme une incitation personnelle à poursuivre. "J’ai trouvé très motivant et encourageant de voir qu’il existe une réelle volonté de soutenir des idées et des projets conçus par des femmes." Ses domaines de recherche englobent la physique mathématique, la théorie quantique des champs et la théorie des cordes.

Après son doctorat, Alba Grassi a élargi ses compétences à l’étranger, tout d’abord à Trieste à l’International Center for Theoretical Physics, puis au Simons Center for Geometry and Physics à Stony Brook (État de New York). Elle s’est ainsi constitué un solide réseau. Depuis novembre 2020, elle est non seulement membre du Pôle de recherche national SwissMAP, mais elle occupe aussi un poste de professeure en physique mathématique à l’Université de Genève tout en travaillant au CERN. D’après Alba Grassi, une scientifique de la relève doit se concentrer sur ce qu’elle apprécie le plus. Enfin et surtout, elle recommande de persévérer avec courage même dans les moments difficiles.

Un pas vers une plus grande diversité des genres

"La nomination de deux bénéficiaires PRIMA en 2020 confirme que le FNS peut contribuer à augmenter la part des femmes professeures en Suisse", explique Julia Cahenzli Jenkins, cheffe d’unité dans la division Carrières. "Nous espérons que la carrière de ces deux chercheuses encouragera d’autres jeunes femmes à suivre cette voie."

L’instrument traduit en chiffres

Depuis l’introduction du programme en 2017, les mises au concours rencontrent régulièrement un vif succès. Le dernier appel à projets en 2020 a enregistré 141 requêtes. À l’heure actuelle, le FNS a déjà attribué 59 subsides PRIMA. Ils comprennent le salaire et les fonds du projet sur cinq ans. En 2019, le FNS a versé 1,4 million de francs en moyenne par projet. Par ailleurs, PRIMA offre aux chercheuses un programme de leadership qui propose des ateliers, du coaching et des possibilités de réseautage. En outre, si une bénéficiaire est nommée professeure dans une haute école suisse pendant le subside PRIMA, l’ensemble des fonds restants peuvent être transférés sur le nouveau lieu de travail.

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