Le FNS encourage 36 nouveaux projets de recherche sur les coronavirus

18/05/2020

Dans le cadre de l’appel spécial coronavirus, dix millions de francs suisses ont été alloués à la recherche sur les aspects sociaux et biomédicaux des épidémies. Les projets pourront démarrer le 1er juin 2020.

​Lorsque la pandémie actuelle est apparue, le FNS a rapidement réagi et lancé un appel spécial coronavirus le 6 mars 2020. L’intérêt manifesté par les chercheuses et chercheurs s’est révélé très grand.

  • Requêtes soumises: 284
  • Requêtes refusées pour des motifs formels: 13
  • Requêtes évaluées: 271
  • Projets approuvés en biomédecine: 22 sur 169
  • Projets approuvés en sciences humaines et sociales: 10 sur 70
  • Projets approuvés dans les disciplines MINT: 4 sur 32

Le FNS a par conséquent révisé à la hausse le budget alloué à cet appel spécial – qui a été porté de cinq à dix millions de francs. L’ensemble des requêtes a été évalué par des expert·es internationaux en l’espace d’un mois seulement. Grâce aux fonds disponibles, les projets les mieux notés, soit 13% des soumissions, ont finalement été approuvés. Malgré les fonds supplémentaires mis à disposition, la sélection est demeurée extrêmement compétitive et le FNS a été contraint de rejeter nombre de projets de recherche d’excellente qualité.

De la mémoire immunitaire aux rites funéraires

Les projets financés reflètent l’ampleur de cette thématique. Ils peuvent être consultés via le registre des projets sur le Covid-19 menés en Suisse qui est accessible en ligne. Ci-dessous cinq exemples:

  • Volker Thiel, Ronald Dijkman de l’Université de Berne et Isabella Eckerle de l’Université de Genève étudieront la réaction de l’épithélium pulmonaire à une infection par le SARS-CoV-2 en vue de prédire si un patient connaîtra une évolution légère ou grave de la maladie.
  • Charlotta Sirén, Joakim Wincent, Dietmar Grichnik et Michael Hudecheck de l’Université de St-Gall et Gerard George de la Singapore Management University procéderont à l’évaluation de données satellitaires et d’informations publiées dans les médias afin de comprendre comment les gens réagissent aux pandémies dans le monde. Ils visent également à développer un système d’alerte précoce.
  • Marc-Antoine Berthod de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale à Lausanne et Gaëlle Clavandier de l’Université de Saint-Étienne souhaitent étudier les rites funéraires en période de distanciation sociale. Ils mèneront des entretiens avec des entrepreneurs de pompes funèbres et des membres des familles pour en apprendre davantage sur la créativité dont ils ont dû faire preuve pour gérer les décès en situation de confinement.
  • Thomas Peter et Ulrich Krieger de l’ETH Zurich effectueront des recherches sur l’utilisation de l’acide acétique gazeux comme désinfectant contre le SARS-CoV-2 présent dans l’air. A cette fin, son efficacité doit être testée à des concentrations tolérables pour l’homme.
  • Andrew Macpherson et Stephanie Ganal-Vonarburg de l’Université de Berne étudieront la formation de la mémoire immunitaire chez plus de 200 personnes travaillant à l’hôpital. Ils visent ainsi à établir si les individus ayant déjà contacté le virus seront à l’avenir immunisés.

En complément du PNR "Covid-19"

L’appel spécial coronavirus vient compléter le Programme national de recherche "Covid-19" (PNR 78) mis au concours le 30 avril 2020 sur mandat du Conseil fédéral. Il met également l’accent sur la gestion de futures pandémies et contient donc une proportion importante de projets en sciences humaines et sociales.

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