Rapport annuel 2025

Nouvel élan pour l’économie et la société – demande record, mais moyens limités
Le FNS a injecté l’an passé 1,2 milliard de francs dans 2400 nouveaux projets de recherche. Tous les projets se sont imposés dans le cadre de procédures compétitives qui répondent aux normes internationales les plus strictes. Leurs résultats contribueront de manière significative à soutenir la capacité d’innovation de la Suisse.
Les fonds attribués à l’Encouragement de projets, le plus grand instrument, ont été plus importants en 2025 qu’en 2024. Toutefois, ces ressources étaient loin d’être suffisantes pour répondre à la demande des chercheuses et des chercheurs. Si bien que le FNS n’a pu accepter que 30 % des requêtes, contre encore 36 % en 2024.
Au cours des prochaines années, l’écart entre la demande et les moyens disponibles ne fera que se creuser. Dans le cadre du programme d’allégement 2027, le Conseil fédéral a en effet réduit notre budget de 5 %. De 2027 à 2029, le FNS percevra près de 200 millions de francs en moins pour soutenir la recherche. Il a par conséquent décidé en 2025 de réviser sa politique d’encouragement en réduisant et en supprimant temporairement ou définitivement plusieurs de ses instruments.
Apprenez-en plus sur les activités que nous avons menées en 2025 :
Avant-propos de la Direction du FNS
Investir dans la recherche scientifique pour l’intérêt de notre pays
La réussite clé de la Suisse, c’est d’avoir compris qu’elle devait investir dans les idées et l’innovation car elle ne dispose ni de matières premières, ni de puissance géopolitique. C’est comme cela qu’elle assure son attractivité économique et le succès commercial de ses PME et grandes entreprises. Cette innovation, qui la place chaque année 1ère dans le classement de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), naît de la recherche scientifique. Il s’agit souvent de recherche fondamentale publique, qui est grandement financée par le Fonds national suisse.
Or une menace plane sur cette formule gagnante pour notre pays. Le programme d’allègement budgétaire 27 de la Confédération amènera une baisse du budget du FNS dès l’année prochaine. Le problème : déjà maintenant, nous ne pouvons pas financer d’innombrables projets innovateurs.
Les fonds que le FNS reçoit de la Confédération sont attribués aux meilleurs chercheurs et chercheuses des universités, des hautes écoles spécialisées et des hautes écoles pédagogiques des différents cantons, dans le cadre d’une concurrence rude mais équitable.
Avec la recherche qu’elle finance, la Suisse assure aussi sa résilience et son indépendance. Au cours des dix dernières années, le FNS a soutenu par exemple plus de 1300 projets liés à l’IA. Aujourd’hui, notre pays est en mesure de développer ses propres algorithmes d’IA et de les mettre à la disposition de l’économie et de la société. Cette recherche stimule aussi la capacité d’innovation de son économie et sa compétitivité, crée des emplois et des recettes fiscales.
Face à la pression budgétaire actuelle, le FNS a montré qu’il pouvait réagir rapidement et établir des priorités pour maintenir un encouragement efficace de la recherche. Mais elle intervient alors que nos concurrents en Europe et ailleurs accroissent leurs investissements dans la recherche et l’innovation pour parer aux dangers et aux incertitudes géopolitiques grandissantes. A défaut de puissance, la Suisse doit protéger la vraie arme dont elle dispose : la science.
Jürg Stahl
Président du Conseil de fondationTorsten Schwede
Président du Conseil de la rechercheKatrin Milzow
Co-directriceThomas Werder Schläpfer
Co-directeurChiffres clés de l’encouragement de la recherche
Nouveaux fonds approuvés en 2025
Nous avons évalué l’année dernière 8997 demandes de subsides dans le cadre de procédures de sélection exigeantes et en avons approuvé 2849. Un total de 1218 millions de francs leur a été attribué. La majeure partie de ces fonds a servi à soutenir 2442 projets de recherche (y compris 508 mesures d’échange scientifique). Parmi les projets, 414 bourses permettent à des chercheuses et chercheurs en début de carrière de séjourner à l’étranger.
Avec d’autres subsides, nous avons soutenu 407 publications en libre accès (livres et chapitres de livres). En plus des 2849 requêtes approuvées, nous avons financé 1355 articles de revues en libre accès à hauteur de 4,5 millions de francs via le portail de notre partenaire ChronosHub.
Le FNS a investi au total 743 millions de francs (2024 : 685 millions) dans l’Encouragement de projets (716 millions hors Spark et projets spéciaux). Dans le cadre de cet instrument, des chercheuses et chercheurs établis travaillent avec leur équipe sur un thème qu’ils ont eux-mêmes choisi. Par ailleurs, nous avons alloué 206 millions (2024 : 136 millions) aux chercheuses et chercheurs en début de carrière et 126 millions (2024 : 15 millions) aux infrastructures. D’autres fonds ont été également affectés à des programmes de recherche (105 millions ; 2024 : 105 millions) et à la communication scientifique (21 millions ; 2024 : 20 millions).
Les fonds attribués à l’Encouragement de projets ont donc été plus importants en 2025 qu’en 2024. Toutefois, ces ressources étaient loin d’être suffisantes pour répondre à la demande des chercheuses et des chercheurs dans cet instrument. Ce qui a pour conséquence que le FNS n’a pu accepter que 30 % des requêtes, contre encore 36 % en 2024 (hors Spark et projets spéciaux). Nous n’avons donc pas pu financer de nombreux projets de grande qualité.
En ce qui concerne l’ensemble des nouveaux subsides attribués, environ un tiers est allé aux sciences de la vie (35 %) et un tiers aux mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique (32 %). Nous avons consacré un quart des fonds aux sciences humaines et sociales (26 %) et 6 % à des projets interdisciplinaires.
Le FNS a alloué 690 millions de francs aux requêtes provenant des universités, 301 millions aux institutions du domaine des EPF, 53 millions aux hautes écoles spécialisées et 14 millions aux hautes écoles pédagogiques. L’année dernière, les subsides supplémentaires et les mesures complémentaires se sont élevées à 15 millions de francs. Ils s’adressent par exemple aux chercheuses et chercheurs qui s’occupent de leurs enfants.
Environ 60 % des fonds servent à financer le salaire des chercheuses et des chercheurs. Il s’agit généralement de scientifiques en début de carrière, qui collaborent à un projet ou qui réalisent leur propre projet. Environ 40 % sont utilisés pour les frais de recherche et de matériel.
Au cours de 2024 et 2025, les chercheuses et chercheurs de Suisse ont pu à nouveau participer progressivement à Horizon Europe, le plus grand programme de recherche au monde. C’est la raison pour laquelle le FNS n’a investi que 18 millions de francs en 2025 pour des mesures transitoires (2024 : 189 millions).
En plus des subsides, les hautes écoles reçoivent 143 millions de francs du FNS à titre de contribution aux coûts indirects de la recherche (overhead) ; ceux-ci sont générés en raison des nouveaux projets approuvés en 2025.
Projets en cours en 2025
À la fin de l’année 2025, 6190 projets soutenus par nos soins étaient en cours. 23 796 chercheuses et chercheurs issus de hautes écoles et d’autres institutions y participaient, dont 41,8 % de femmes. La plupart des projets s’étendent sur plusieurs années. La proportion de chercheuses dirigeant un projet s’élevait à 34,9 %. Cela correspond à une augmentation de 1,2 point de pourcentage par rapport à l’année 2024.
Les chiffres clés interactifs détaillés pour 2025 ainsi que ceux des années précédentes sont disponibles sur le portail de données à l’adresse data.snf.ch.
Aperçu des activités
Conformément à sa stratégie, le FNS entend se saisir des changements suffisamment tôt et contribuer à les améliorer ou à les atténuer avec ses partenaires du domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. C’est la raison pour laquelle, outre l’évaluation des requêtes et le financement de projets, nous avons réalisé une multitude d’autres travaux en 2025.
Nombre de requêtes record
Alors que les fonds mis à disposition par la Confédération n’ont augmenté que modérément ces dernières années et seront revus à la baisse, le nombre de requêtes déposées ainsi que les montants demandés sont, eux, en forte hausse. En automne 2025, l’Encouragement de projets, avec lequel le FNS soutient la recherche fondamentale de haute qualité, a atteint de nouveaux sommets : 1451 requêtes soumises pour 1,3 milliard de francs. En comparaison, voici les chiffres de l’année 2021 : 944 requêtes pour 774 millions de francs.
Cette hausse entraîne une diminution constante des chances de succès pour les scientifiques et le FNS doit refuser de nombreux projets qui mériteraient un soutien. Par conséquent, l’économie et la société doivent donc déjà se passer des résultats de multiples recherches, alors qu’elles en ont besoin. Afin de garantir l’égalité des chances à l’ensemble des chercheuses et chercheurs, le FNS a adopté de nouvelles mesures et limitations dans l’Encouragement de projets. Elles s’appliquent aux requêtes soumises au 1er avril 2026.
Nouveau Conseil de la recherche & co-direction
Le nouveau Conseil de la recherche est entré en fonction le 1er avril 2025 avec, à sa tête, Torsten Schwede qui remplace Matthias Egger. Ce Conseil, doté d’une nouvelle structure, est notamment chargé de définir et superviser la politique d’encouragement et la procédure d’évaluation.
Avec la restructuration de ses organes, le FNS a réagi aux évolutions de la recherche et de son encouragement en se dotant d’une structure plus flexible, fondée sur les principes de bonne gouvernance. Il peut ainsi continuer à assumer efficacement ses tâches et relever les défis à venir avec souplesse et compétence.
L’année 2025 a aussi été marquée par un changement à la tête du Secrétariat du FNS. Depuis le 1er avril, Katrin Milzow et Thomas Werder Schläpfer ont succédé à Angelika Kalt. Leur ambition est de garantir une organisation agile et innovante qui soutient la compétitivité, la qualité et l’indépendance de la recherche. Pour cela, la co-direction mise sur un dialogue constant avec les actrices et acteurs du système scientifique, en veillant notamment à assurer une coopération internationale solide.
En 2025, les Programmes nationaux de recherche ont fêté leur anniversaire. Cela fait 50 ans qu’ils contribuent à résoudre des défis actuels et encouragent le dialogue entre la science, la politique et la société. Un autre anniversaire a marqué l’année écoulée : depuis 1975, le FNS numérise les données sur l’encouragement de la recherche en Suisse. Un outil stratégique pour développer des mesures d’encouragement et optimiser des processus internes. Ces données sont accessibles au public.
Organes
Conseil de fondation
En qualité d’organe suprême, le Conseil de fondation a pour mission de préserver le but de la fondation. Il exerce la haute surveillance sur l’activité des organes. Il approuve, sur proposition du Conseil de la recherche, les fondements de la politique d’encouragement du FNS, dont fait notamment partie le Programme pluriannuel. Le Conseil de fondation est compétent pour approuver les comptes et le rapport annuel.
Membres du Conseil de fondation : Jürg Stahl (président), Pre Nikola Biller-Andorno, Pre Astrid Epiney, Dr Matthias Essenpreis, Pr Urs Frey, Jörg Gasser, Dre Agnès Petit (jusqu’au
), Dre Laetitia Philippe (représentante du SEFRI ; jusqu’au
), Pr Lothar Thiele.Comités du Conseil de fondation
Le Conseil de la fondation institue deux comités permanents : le comité des finances et d’audit (CFA) et le comité de nomination et de rémunération (CNR).
Le Conseil de fondation élit deux ou trois de ses membres pour un mandat de deux ans dans ces comités. Pour la période
, Agnès Petit et Jörg Gasser siègent au comité des finances et d’audit, et Astrid Epiney et Nikola Biller-Andorno au comité de nomination et de rémunération. Les deux comités n’ont pas de pouvoir de décision.Assemblée des délégué·es
L’Assemblée des délégué·es, organe consultatif du FNS, s’est réunie pour la première fois en mars 2024. Elle contribue activement à façonner l’évolution du FNS en intégrant les diverses opinions de la communauté scientifique suisse aux discussions.
Conformément aux statuts du FNS, l’Assemblée des délégué·es se compose de 40 membres au maximum. Au total, 28 sièges sont alloués à des représentant·es des universités, du domaine des EPF, des hautes écoles spécialisées, des hautes écoles pédagogiques et des Académies suisses des sciences. En outre, trois membres de l’Assemblée des délégué·es représentent les chercheurs et chercheuses en début de carrière.
L’Assemblée est dirigée par le Bureau, composé de Pre Elisabeth Stark (Université de Zurich), présidente, de Pre Christine Pirinoli (Haute école spécialisée de Suisse occidentale), vice-présidente, de Pr Christian Bochet (Université de Fribourg) et de Pre Annette Oxenius (ETH Zurich, dès le 1.7.2025).
Universités : Pr Hugues Abriel, Pr Patrick Gagliardini, Pr Felix Kessler, Pr Klaus Möller, Pr Francesco Pepe, Pre Sara Rubinelli, Pr Primo Schär, Pre Marianne Schmid Mast.
Domaine des EPF : Pr Martin Ackermann, Pr Martin Hairer.
Hautes écoles spécialisées : Dre Beate Böckem, Pre Corina Caduff, Pr Emanuele Carpanzano, Pr Andreas Gerber-Grote, Pr Falko Schlottig, Pr René Hüsler (dès le 1.9.2025), Pr Viktor Sigrist (jusqu’au
), Pr Alex Simeon, Pre Ulrike Zika.Hautes écoles pédagogiques : Pr Horst Biedermann, Pre Dorothee Brovelli.
Académies des sciences : Pr Yves Flückiger, Pr Christofer Hierold, Pr em. Philippe Moreillon, Pr George Thalmann.
Membres élus : Philipp Walch (actionuni), Rachel Démolis (actionuni), Laure Piguet (actionuni).
Révision interne
BDO AG, Berne.
Comité de conformité
Pr Urs Frey (président) ; Pr Walter Reith, Pr Dominik Hangartner, Dre Rita Pikó, Ingrid Petersson.
Conseil de la recherche
Le Conseil de la recherche évalue chaque année plusieurs milliers de requêtes soumises au FNS et décide quant à leur financement. Il compte jusqu’à 80 scientifiques qui travaillent pour la plupart dans les hautes écoles suisses. Il est dirigé par le Comité du Conseil de la recherche, qui définit la politique de soutien.
72 membres de milice, 40 % de femmes, 60 % d’hommes
Président
Pr Torsten Schwede (dès le 1.1.2025)
Comité (dès le 1.1.2025) : Pr Torsten Schwede, Pre Laura Bernardi, Pre Kathryn Hess Bellwald, Pr Stuart Lane, Dre Katrin Milzow (membre consultatif sans droit de vote), Pr Nicolas Rodondi, Pr Rainer Wallny, Dr Thomas Werder Schläpfer (membre consultatif sans droit de vote).
Depuis le 1er avril 2025, le Conseil de la recherche est structuré en un comité pour la politique d’encouragement (comité policy) et cinq comités de programme. Ces comités prennent les décisions de financement finales et veillent à ce que les compétences soient clairement définies et les processus de décision transparents. Certains membres du Conseil de la recherche exercent un double mandat et siègent dans plusieurs comités.
Avec cette structure, le FNS met en œuvre la nouvelle gouvernance conformément aux statuts de 2023. Parallèlement, elle renforce les panels dans leur rôle d’évaluation scientifique.
Les mois de janvier à mars 2025 ne sont pas représentés dans le présent rapport annuel. Durant cette période, la structure du Conseil de la recherche correspondait à celle présentée dans le rapport annuel 2024.
Comité de programme Projets (dès le 1.4.2025) : Pre Anita Auer, Pre Natalie Banerji, Pr Mohamed Bentires-Alj, Pre Kirsten Bomblies, Pre Mirjam Christ-Crain, Pr Manfred Fiebig, Pr Thomas Flatt, Pre Julia Gelshorn, Pr Fabrizio Grandoni, Pr Daniel Gredig, Pr Fritjof Helmchen, Pr Christoph Hess, Pr Wassilis Kassis, Pre Emanuela Keller, Pr Matthias Kliegel, Pr Jean-François Molinari, Pr Martin Müller, Pr John Richard Pannell, Pre Simona Pekarek Doehler, Pre Gabriele Rippl, Pr Carlo Rivolta, Pr Dominic Rohner, Pr Frank Schimmelfennig, Pr Stefan Markus Schmalholz, Pre Vera Slaveykova-Startcheva, Pr Fabien Sorin, Pr Matthias Stuber, Pre Donna Testerman.
Comité de programme Carrières (dès le 1.4.2025) : Pr Antonio Baldassarre, Pr Dominik Brühwiler, Pr Philippe Cudré-Mauroux, Pre Julia Eckert, Pre Monica Gotta, Pre em. Gudela Grote, Pr Sebastian Gurtner, Pr Henning Müller (dès le
), Pre Gabriele Rippl, Pre Bettina Schaefli, Pr Peter Scheiffele, Pre Margitta Seeck, Pr Verdon Taylor, Pre Donna Testerman.Comité de programme Coopération internationale (dès le 1.4.2025) : Pr Jeffrey W. Bode, Pr Paulo de Assis, Pr Olivier Devuyst, Pre Elisa Fornalé, Pr Ravit Helled, Pr Anthony Holtmaat, Pre Chinwe Ifejika Speranza, Pre Brenda Kwak, Pr Carlo Rivolta (dès le 4.9.2025), Pre Daniela Rubatto, Pr Thomas Südmeyer, Pr Ralph Weber.
Comité de programme Recherche à long terme et infrastructures (dès le 1.4.2025) : Pre Christiane Berger-Schaffitzel, Pr Dominik Brühwiler, Pre Mira Burri, Pre Eleni Chatzi, Pr Roberto Coppari, Pr Ben Jann, Pre Antonietta Mira (dès le
), Pr Bert Müller, Pr em. Dimos Poulikakos, Pre Barbara Rothen-Rutishauser, Pr Adrian Signer, Pr Verdon Taylor.Comité de programme Recherche thématique et recherche axée sur les solutions (dès le 1.4.2025) : Pre Mira Burri, Pre Eleni Chatzi, Pre Mirjam Christ-Crain, Pr Roberto Coppari, Pr Patrick Eugster, Pr Christoph Hess, Pre Chinwe Ifejika Speranza, Pr Martin Lengwiler, Pre Anna Lisa Martin-Niedecken, Pr Henning Müller, Pr Matthias Stuber, Pre Birgit Watzke.
Comité pour la politique d’encouragement (comité policy) (dès le 1.4.2025) : Pre Christiane Berger-Schaffitzel, Pre Julia Eckert, Pr Thomas Flatt, Pr Sebastian Gurtner, Pr Anthony Holtmaat, Pr Martin Lengwiler, Pre Anna Lisa Martin-Niedecken, Pre Mira Antonietta, Pr Martin Müller, Pre Simona Pekarek Doehler, Pr Jess Gerrit Snedeker, Pr Thomas Südmeyer, Pr Ralph Weber.
Groupe d’expert·es Policy EDI (dès le 1.4.2025) : Pre Michèle Amacker (présidente jusqu’au
), Pr Jess Gerrit Snedeker (président dès le
); Pr Antonio Baldassare (dès le
), Pre Yvonne Benschop (jusqu’au
), Pr Sébastien Chauvin (jusqu’au
), Pre Michelle Cottier (jusqu’au
), Pr Stephen Curry (jusqu’au
), Dre Serena Dankwa (dès le
), Pre Elisa Fornale (dès le
), Pre Monica Gotta (dès le
), Pr Daniel Gredig (dès le
), Pre Ruth Müller.Groupe d’expert·es Research Ethics and Integrity (REI) (dès le 1.4.2025) : Pr Thomas Südmeyer (président); Pre Mira Burri (dès le
), Pre Nadja Capus (jusqu’au
), Pr Roberto Coppari (dès le
), Pr Olivier Devuyst, Pr Bijan Fateh-Moghadam (dès le
), Pre Gudela Grote, Pr Jean-François Molinari, Pr Ralph Weber (dès le
).Commission ad hoc de traitement des dossiers d’intégrité scientifique (dès le 1.4.2025) : Pre Nadja Capus (présidente jusqu’au
) ; Pr Bijan Fateh-Moghadam (président dès le
) ; Pre Mira Burri (dès le
), Pr Roberto Coppari (dès le
), Pr Olivier Devuyst, Dre Claudia Ellenrieder, Milva Franceschi, Pre Gudela Grote, Dre Ladina Knapp, Sophie Kohli, Dr Daniel Krämer, Dr François Lavergne, Pr Jean-François Molinari, Dr David Möller, Dre Margot Mütsch, Dre Cornelia Sommer, Pr Thomas Südmeyer, Dr David Svarin, Pr Ralph Weber (dès le
).Le Conseil de la recherche a recours à 80 à 100 panels d’évaluation dont l’ensemble des membres se monte à environ 1000 personnes.
État :
Secrétariat
Le Secrétariat soutient et coordonne les activités du Conseil de fondation, de l’Assemblée des délégué·es et du Conseil de la recherche. Il assume les tâches administratives ainsi que la mise en réseau et la communication du FNS aux niveaux national et international. La mission principale du Secrétariat est d’organiser les procédures d’évaluation.
Cette année, le FNS employait 341 personnes à différents taux d’occupation à la date de référence, ce qui correspond à 290 emplois équivalents plein temps. La proportion de femmes au sein du personnel s’élève à 58 %. Dans le détail, 164 personnes travaillent entre 90 et 100 %, 166 entre 60 et 89 %, et 11 en dessous de 60 %.
Comité de direction > Directrice : Dre Angelika Kalt (jusqu’au
), Dre Katrin Milzow et Dr Thomas Werder Schläpfer (dès le 1.4.2025 en co-direction). Cheffe Gestion des ressources : Céline Liechti. Chef Systèmes d’information : Sébastien Stampfli.Responsables des services généraux > Communication : Christophe Giovannini. Unité Processus stratégiques : Dr Roberto Sala. Service juridique : Dr Kaspar Sutter. Unité Soutien à la direction (dès le 1.4.2025 Secrétariat général) : Dre Anna Brandenburg (jusqu’au
), Michaela Strinzel (dès le 1.6.2025).Responsables au sein de la Gestion des ressources > Finances : Andreas Kilchenmann. Ressources humaines : Karim Errassas. Unité Facility Management : Guy Jaun (dès le
).Responsables des Technologies de l’information (unités) > IT Research Funding Services : Dre Laurence Krpoun-Meylan. IT Management & Administration Services : Dr Frank Neidhöfer. IT Data & Platform Services : Michael Sägesser. IT-Servicedesk : Bruno Tanner. IT Information & Collaboration Services : Peter Tomasini-Monjoe.
Responsables au sein de l’Encouragement de la recherche > Projets : Dr Pascal Fischer. Grant Management : Dr Michael Hill. Coopération internationale : Dre Laure Ognois. Carrières : Dr Marc Zbinden.
Responsables au sein du Développement de la recherche > Recherche à long terme : Dr Jean-Luc Barras. Recherche thématique : Dr Pierre Willa. Unité Data Team : Dre Anne Jorstad. Unité Politique de financement : Srdjan Perko (dès le 1.6.2025). Égalité, Diversité et Inclusion dans l’encouragement de la recherche : Dre Jasmine Lorenzini. Développement durable : Lea Quilitz.
État :
Comptes annuels
Perspectives
Le monde de la recherche traverse actuellement une période de profonds changements et doit faire face à de nombreux défis. Le FNS est aussi concerné par ces enjeux et est prêt à les relever ces prochaines années.
Il continuera notamment à développer ses instruments d’encouragement afin de soutenir les meilleurs projets de recherche dans toutes les disciplines et la relève scientifique. Le progrès économique et social de notre pays repose grandement sur les résultats issus de la recherche et la formation de personnel hautement qualifié.
La Suisse occupe une position de pointe dans le domaine de la recherche et de l’innovation et le FNS est considéré comme un partenaire fiable dans le système scientifique mondial. Le FNS poursuivra et étendra donc ses collaborations de manière ciblée, aussi bien au niveau européen qu’international.
Nous nous engagerons aussi à renforcer nos échanges et partenariats au niveau suisse, que ce soit avec les hautes écoles pour les conditions de travail des chercheuses et chercheurs en début de carrière ou avec Innosuisse, pour approfondir le cadre conceptuel de BRIDGE, notre instrument commun.
Changements dans l’Encouragement de projets
Les fonds mis à disposition par la Confédération n’ont augmenté que modérément ces dernières années, et des réductions sont attendues à l’avenir, notamment dans le cadre du principal instrument de financement du FNS : l’Encouragement de projets.
Parallèlement, depuis quelques années, le nombre de requêtes soumises pour cet instrument n’a cessé d’augmenter. Les taux de réussite ont chuté et aujourd’hui déjà, le FNS doit refuser de nombreux projets de grande qualité. Il est donc urgent de limiter la demande de subsides dans l’Encouragement de projets. Pour que les mesures aient un effet durable, le FNS a décidé de limiter le nombre de requêtes par chercheur·euse et les moyens demandés par requête. Et ce, avec l’entrée des requêtes au 1er avril 2026. Le FNS permet ainsi qu’un nombre plus élevé de scientifiques de haut niveau reçoivent au moins un subside.
Meilleures conditions de travail pour les chercheuses et chercheurs en début de carrière
Le FNS continuera à offrir de bonnes conditions de travail et des perspectives aux chercheuses et chercheurs en début de carrières, qu’elles ou ils soient soutenus par des instruments d’encouragement dédiés aux carrières ou d’autres instruments.
En outre, le FNS continuera de développer sa stratégie et ses instruments de financement pour promouvoir les talents et les carrières scientifiques non linéaires. Il souhaite aussi intensifier la coopération et le dialogue avec les hautes écoles à travers l’Assemblée des délégué∙es, ainsi que poser des exigences plus élevées quant aux conditions que les hautes écoles offrent aux scientifiques en début de carrière financés par le FNS.
Faire de l’égalité des chances une réalité dans la recherche
Ces prochaines années, le FNS poursuivra aussi ses efforts pour garantir l’égalité des chances dans la recherche. Pour remplir sa mission en faveur de l’égalité, de la diversité et de l’inclusion (EDI), le FNS prendra différentes mesures, notamment pour sensibiliser à l’EDI lors du processus d’évaluation et promouvoir une culture académique inclusive.
Coopération internationale renforcée et étendue
Le FNS veillera, dans la mesure du possible, à la disponibilité des ressources nécessaires pour répondre à la demande croissante de projets soumis dans le cadre des programmes Weave, Lead Agency et International Co-Investigator. De plus, nous nous efforcerons d’élargir le réseau des organismes de financement participant à ces accords.
Le FNS poursuivra aussi son engagement dans les partenariats européens, qui remplacent les réseaux ERA. Il maintiendra les collaborations existantes et en rejoindra de nouvelles, notamment dans les domaines de la santé cérébrale et de la transformation sociale.
Nouveaux Pôles de recherche nationaux
La Confédération a lancé six nouveaux Pôles de recherche nationaux (PRN) qui démarreront au cours du premier semestre 2026. Afin de renforcer la diversité scientifique dans le programme PRN, la Confédération souhaite mettre en place un appel d’offres supplémentaire et spécifique aux sciences humaines et sociales. Dès que les conditions-cadres de cet appel seront définies, le FNS le communiquera.
En 2026, la 4e série des PRN prendra fin. Le FNS est également en train de développer, sur mandat du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), un concept pour l’évaluation et le financement des infrastructures de recherche en Suisse.
Impliquer davantage les milieux de la pratique et le public
Le FNS souhaite impliquer des professionnel·les de la pratique dans les Programmes nationaux de recherche (PNR) et poursuivre dans ce sens avec plusieurs mesures concrètes telles que l’engagement d’acteurs issus de cercles non académiques dans les comités de direction ou les comités consultatifs, ou encore la collaboration entre acteurs scientifiques et partenaires de terrain grâce au financement de la recherche transdisciplinaire. Le FNS fournira des directives claires sur le rôle attendu de ces acteurs et leur éligibilité au financement.
Concernant le programme Investigator Initiated Clinical Trials (IICT), qui permet de financer des essais cliniques qui ne sont pas une priorité pour l’industrie, le FNS prévoit différentes mesures ces prochaines années. Il veut entre autres renforcer la participation des patient∙es et du public dans le choix des thèmes, la conception des études et leur réalisation et faciliter la mise en place de réseaux (inter)nationaux de responsables d’essais cliniques.
Accélérer l’innovation
Innosuisse et le FNS souhaitent développer leur programme commun, BRIDGE. Ils veulent notamment renforcer la promotion de l’innovation sociale et utiliser des mesures appropriées pour accroître la participation des femmes, des scientifiques des hautes écoles spécialisées (HES) et pédagogiques (HEP), ainsi que des groupes cibles plus jeunes. D’autres mesures permettront aussi d’accélérer la mise en œuvre des résultats scientifiques.
Contributions fédérales jusqu’en 2028
Selon la convention de prestations
, le FNS recevra sur cette période 4’964 millions de francs de la Confédération, sous réserve de modifications lors des décisions de la Confédération relatives au budget annuel. Les mesures transitoires pour Horizon Europe ne sont pas comprises ici. En 2025, les contributions affectées prévues dans la convention de prestations pour les tâches supplémentaires ainsi que pour les mesures complémentaires d’Horizon Europe (coopérations internationales en matière de recherche) ont été réduites de 25 % chacune. Compte tenu du programme d’allégement 27 de la Confédération, il faut s’attendre à des réductions de la contribution fédérale en 2027 et 2028.