Pour un maintien du Conseil suisse de la Science

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Le Conseil suisse de la science (CSS) est un organe de milice emblématique et important pour l’ensemble du système suisse de formation, de recherche et d’innovation (FRI). Le FNS s’oppose en conséquence au projet de le supprimer.

Le Conseil fédéral souhaite supprimer une série de commissions extraparlementaires, dont le Conseil suisse de la science. Il a lancé une procédure de consultation à cet effet, en invitant notamment le FNS à y participer.

Le CSS est un organe de milice emblématique de la Suisse, qui pose sur l’ensemble du système suisse de formation, de recherche et d’innovation (FRI) un regard indépendant et orienté sur le long terme. Les coûts qu’il engendre sont faibles, mais sa fonction est déterminante et contribue depuis 60 ans à l’excellence de la place scientifique suisse.

Rôle central du CSS dans le domaine FRI

Le CSS jouit de l’expertise, de la vue d’ensemble et de la légitimité permettant de situer et d’évaluer les activités du FNS au sein du système FRI. Son indépendance et sa vision à long terme sont des conditions essentielles à un tel rôle.

Si cette fonction indispensable est intégrée aux structures administratives existantes, il y a un réel risque de rétrécissement de la perspective, de logique de gestion à court terme et d’interventions non justifiées dans le système. Cette réorganisation pourrait nuire au succès à long terme du pôle de recherche suisse et à sa compétitivité internationale.

Expertise indépendante

En décidant de supprimer le CSS, la Suisse s’engagerait sur une voie inédite en comparaison internationale. De l’avis du CSS, aucun pays disposant d’un système FRI d’une importance comparable ne renonce à une telle expertise indépendante.

Le FNS comprend que le Conseil fédéral examine systématiquement ses organes afin de voir si des améliorations sont possibles ou des adaptations nécessaires compte tenu de l’évolution des conditions dans lesquelles ils évoluent. De son point de vue, il est toutefois essentiel que la Suisse dispose d’un organe de milice indépendant, pérenne et légitime, comme l’est le CSS. Il n’est pas dans l’intérêt de la Suisse et de son système FRI de renoncer à cette expertise unique sans la remplacer.